Transition énergétique

Énergies renouvelables : 7 exemples concrets en 2026

Énergies renouvelables : 7 exemples concrets en 2026

Les énergies renouvelables regroupent l’ensemble des sources d’énergie dont le stock se reconstitue à l’échelle humaine : solaire, éolien, hydraulique, biomasse, géothermie, énergies marines et, plus récemment, hydrogène vert. Cet article passe en revue ces 7 grandes familles avec des exemples concrets d’installations en service en 2026, des chiffres datés issus du GIEC, de l’IRENA, de l’ADEME et de RTE, et un comparatif rigoureux des coûts, des puissances et des impacts carbone. L’objectif : un panorama clair pour comprendre où en est la transition énergétique dans le monde et en France.

Le saviez-vous ? Selon l’IRENA (rapport Renewable Capacity Statistics 2026), les énergies renouvelables ont couvert environ 30 % de la production mondiale d’électricité en 2025, contre 19 % en 2010. L’AIE estime que ce ratio franchira la barre des 35 % en 2026, porté par 510 GW de nouvelles capacités solaires installées l’an dernier.

Qu’est-ce qu’une énergie renouvelable ? Définition GIEC et ADEME

Selon la définition de l’ADEME, une énergie est dite renouvelable lorsque sa source se renouvelle naturellement à un rythme suffisamment rapide pour être considérée comme inépuisable à l’échelle du temps humain. Cette caractéristique l’oppose aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) dont les stocks géologiques ont mis des millions d’années à se constituer. Le GIEC, dans son sixième rapport d’évaluation (AR6, 2022, mis à jour 2025), souligne que le déploiement massif des EnR constitue le levier principal de réduction des émissions du secteur électrique, responsable d’environ 40 % des émissions mondiales de CO2.

Une énergie renouvelable n’est pas nécessairement une énergie sans impact : la fabrication des panneaux, des éoliennes ou des barrages mobilise des matériaux et de l’énergie. On parle alors de bilan en analyse de cycle de vie (ACV). La distinction essentielle reste cependant celle entre renouvelable (flux qui se reconstitue) et décarboné (faible émission de CO2). Le nucléaire est ainsi décarboné mais non renouvelable, tandis que la biomasse peut être renouvelable mais émettre du CO2 à la combustion (compensé par la croissance des végétaux).

À retenir : on distingue 7 grandes familles d’EnR : solaire, éolien, hydraulique, biomasse, géothermie, énergies marines et hydrogène vert (vecteur). Toutes partagent un point commun : leur source primaire est gratuite et illimitée à l’échelle humaine.

1. L’énergie solaire : photovoltaïque et thermique

L’énergie solaire exploite le rayonnement du soleil de deux manières principales. Le photovoltaïque convertit directement la lumière en électricité grâce à des cellules au silicium. Le solaire thermique chauffe un fluide caloporteur, soit pour produire de l’eau chaude (chauffe-eau solaire), soit pour produire de l’électricité via une turbine (centrales à concentration ou CSP). La puissance installée mondiale a atteint 1 600 GW fin 2025 selon l’IRENA, soit le double de 2021.

Exemples concrets : Cestas en France, Noor au Maroc

La centrale photovoltaïque de Cestas (Gironde), mise en service en 2015 et exploitée par Neoen, reste l’une des plus grandes d’Europe avec 300 MWc sur 260 hectares, soit l’équivalent de la consommation électrique d’environ 110 000 foyers. Au Maroc, le complexe solaire Noor Ouarzazate combine quatre centrales (Noor I, II, III, IV) pour une puissance totale de 580 MW, dont 510 MW en solaire à concentration (CSP) avec stockage par sels fondus permettant de produire jusqu’à 7 heures après le coucher du soleil. C’est aujourd’hui la plus grande centrale solaire à concentration au monde.

En 2026, les coûts du photovoltaïque continuent de baisser : selon le Lazard LCOE 2025, le coût moyen actualisé d’une centrale solaire au sol se situe entre 30 et 50 €/MWh, soit moins cher que toute centrale thermique fossile neuve. L’ADEME rappelle que l’empreinte carbone d’un panneau photovoltaïque installé en France est d’environ 43 g CO2/kWh sur sa durée de vie de 30 ans, contre 820 g CO2/kWh pour le charbon.

Centrale solaire photovoltaïque en France, exemple d'énergie renouvelable
La centrale photovoltaïque de Cestas (300 MWc) reste l’une des plus grandes d’Europe — 260 hectares de panneaux en Gironde.

2. L’énergie éolienne : terrestre et offshore

Parc eolien offshore en mer du Nord au coucher du soleil
Parc eolien offshore : turbines marines, source majeure d energie renouvelable en 2026.

L’énergie éolienne transforme l’énergie cinétique du vent en électricité grâce à des aérogénérateurs. On distingue l’éolien terrestre (onshore), historique et largement déployé, et l’éolien offshore (en mer), qui bénéficie de vents plus forts et plus réguliers et de turbines de plus en plus puissantes (jusqu’à 18 MW unitaires en 2025). La capacité éolienne mondiale a dépassé 1 000 GW fin 2025, dont environ 75 GW en offshore.

Exemples concrets : Hornsea au Royaume-Uni, Saint-Brieuc en France

Le parc Hornsea, au large de la côte est du Royaume-Uni, regroupe plusieurs phases dont Hornsea One (1,2 GW) et Hornsea Two (1,3 GW), avec une troisième phase (2,9 GW) en construction. Avec un total prévu d’environ 5,4 GW, c’est le plus grand projet éolien offshore au monde, capable d’alimenter plus de 6 millions de foyers. En France, le parc éolien offshore de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), inauguré en 2023, totalise 496 MW avec 62 turbines Siemens Gamesa SG 8.0 et fournit environ 9 % de la consommation électrique bretonne.

L’énergie éolienne affiche en 2026 un coût moyen actualisé compris entre 40 et 60 €/MWh pour le terrestre et 70 à 90 €/MWh pour l’offshore, en baisse continue. Selon RTE, la France comptait fin 2025 environ 22 GW d’éolien installé, dont 1,5 GW en mer, et vise 33 à 35 GW à l’horizon 2030 selon le scénario de référence du Bilan prévisionnel.

💡 Astuce : pour comparer deux énergies, ne regardez pas seulement la puissance installée (GW) mais aussi le facteur de charge : 12 à 18 % pour le solaire en France, 22 à 30 % pour l’éolien terrestre, 35 à 50 % pour l’offshore et jusqu’à 80 % pour les barrages hydrauliques de lac.

3. L’énergie hydraulique : barrages, hydroliennes, marémotrice

Barrage hydroelectrique dans les Alpes francaises avec lacher d eau
Barrage hydroelectrique alpin : pilier historique de l energie hydraulique francaise.

L’énergie hydraulique reste, à l’échelle mondiale, la première source d’électricité renouvelable avec 1 400 GW installés fin 2025 selon l’IRENA. Elle repose sur l’exploitation des chutes d’eau (centrales de barrage), du courant des rivières (centrales au fil de l’eau), des marées (marémotrice) ou des courants marins (hydroliennes). En France, l’hydraulique représente 11 % du mix électrique et la quasi-totalité du stockage d’énergie via les STEP (stations de transfert d’énergie par pompage).

Exemple concret : l’usine marémotrice de la Rance

L’usine marémotrice de la Rance (Ille-et-Vilaine), exploitée par EDF depuis 1966, reste un cas unique au monde. Elle exploite l’amplitude de marée (jusqu’à 13,5 m) pour produire 240 MW de puissance grâce à 24 turbines bulbes réversibles. Sa production annuelle moyenne avoisine 500 GWh, soit la consommation d’environ 225 000 habitants. Du côté des hydroliennes, le projet pilote de Paimpol-Bréhat a permis de valider la technologie, et la prochaine génération vise des parcs commerciaux dans le Raz Blanchard, identifié comme l’un des meilleurs gisements européens.

Le grand atout de l’hydraulique de lac est son caractère pilotable : il est possible de turbiner à la demande pour suivre la consommation. C’est ce qui en fait le complément naturel des EnR variables comme le solaire et l’éolien, et un pilier de la lutte contre le réchauffement climatique à l’échelle des réseaux électriques.

4. L’énergie de la biomasse : bois, biogaz, biocarburants

Centrale biomasse avec stockage de plaquettes bois et chaudiere industrielle
Centrale biomasse : valorisation energetique du bois et des residus agricoles.

La biomasse regroupe l’ensemble des matières organiques d’origine végétale ou animale pouvant être valorisées énergétiquement. Trois grandes filières existent : la combustion directe (bois-énergie, granulés), la méthanisation (production de biogaz à partir de déchets organiques) et les biocarburants (bioéthanol, biodiesel, biokérosène). En France, la biomasse représente la première EnR thermique avec environ 10 Mtep consommées en 2025, principalement pour le chauffage résidentiel et industriel.

Le biogaz est en plein essor : selon GRDF, la France comptait 700 unités de méthanisation raccordées au réseau de gaz fin 2025, injectant environ 11 TWh de biométhane (soit 2,5 % de la consommation française de gaz). L’objectif national est d’atteindre 50 TWh d’ici 2030, soit 10 % du gaz consommé. Côté biocarburants, le E85 et le B100 permettent de substituer une partie des carburants fossiles dans les transports, avec un bilan carbone divisé par 2 à 3 selon les filières et les matières premières.

⚠ Attention : la biomasse n’est renouvelable que si son rythme de prélèvement reste inférieur au rythme de repousse. Une exploitation forestière intensive pour le bois-énergie peut conduire à une déforestation nette et inverser le bilan carbone. L’ADEME insiste sur la nécessité d’une gestion durable des ressources et de filières courtes.

5. L’énergie géothermique : basse, moyenne et haute température

Centrale geothermique islandaise avec vapeur s echappant des tours de refroidissement
Geothermie haute temperature : exploitation de la chaleur du sous-sol volcanique.

La géothermie exploite la chaleur stockée dans le sous-sol terrestre. Trois grandes familles coexistent : la géothermie de surface (pompes à chaleur géothermiques, jusqu’à 200 m), la géothermie de basse à moyenne température (200 à 2 500 m, pour les réseaux de chaleur urbains) et la géothermie de haute température (au-delà de 1 500 m, production d’électricité par turbine). Mondialement, la capacité électrique géothermique installée atteint environ 17 GW fin 2025, principalement aux États-Unis, en Indonésie, aux Philippines et en Italie.

Exemples concrets : Bouillante en Guadeloupe et Soultz-sous-Forêts

La centrale géothermique de Bouillante, en Guadeloupe, exploite un réservoir naturel d’eau chaude à 240 °C et produit environ 15 MW, soit près de 6 % de l’électricité de l’île. Elle a démontré la viabilité de la géothermie haute température dans les zones volcaniques actives. Le site pilote européen de Soultz-sous-Forêts (Bas-Rhin), opérationnel depuis 2008, a permis de prouver la faisabilité de la géothermie profonde EGS (Enhanced Geothermal System) en zone non volcanique, avec environ 1,5 MWe installés. Le bassin parisien est aujourd’hui le premier réseau européen de géothermie basse température : il alimente plus de 250 000 équivalents-logements en chaleur via une cinquantaine de doublets.

La géothermie a deux atouts majeurs : elle est pilotable (facteur de charge supérieur à 80 %) et émet très peu de CO2 (entre 4 et 50 g CO2/kWh selon les sites). En revanche, elle reste géographiquement contrainte par la ressource souterraine et nécessite des investissements lourds en exploration.

Parc éolien offshore, exemple d'énergie marine renouvelable
Les parcs éoliens offshore comme Saint-Brieuc (496 MW) ou Hornsea au Royaume-Uni illustrent le potentiel de l’éolien en mer.

6. L’énergie marine : houlomotrice et thermique des mers

Hydrolienne emergant de la surface de l ocean pres d un littoral rocheux
Energie marine hydrolienne : capter la force des courants et des marees.

Les énergies marines renouvelables (EMR), hors éolien offshore et hydraulique marémotrice déjà traités, regroupent plusieurs technologies encore largement à l’état de démonstrateur. L’énergie houlomotrice exploite la force des vagues, l’énergie thermique des mers (ETM ou OTEC) tire parti de la différence de température entre les eaux de surface et les eaux profondes, et l’énergie osmotique repose sur la différence de salinité entre eau douce et eau de mer. En 2026, ces filières représentent moins de 1 GW installés à l’échelle mondiale, mais leur potentiel théorique est immense.

Plusieurs projets pilotes existent : la centrale ETM de la Réunion portée par Naval Energies, le démonstrateur houlomoteur Wello Penguin au large de l’Écosse, ou encore les prototypes d’hydroliennes commerciales testés au large de Cherbourg et au Raz Blanchard. Le développement reste freiné par les coûts et la fiabilité en environnement marin agressif (corrosion, biofouling, tempêtes).

Tableau comparatif des 7 grandes énergies renouvelables

Voici une synthèse des principales caractéristiques de chaque famille en 2026, à partir des chiffres de l’IRENA, de l’ADEME et du rapport Lazard LCOE 2025 :

Énergie Puissance mondiale 2025 LCOE (€/MWh) Disponibilité CO2 (g/kWh, ACV)
Solaire photovoltaïque 1 600 GW 30-50 Variable (jour) 43
Éolien terrestre 925 GW 40-60 Variable (vent) 14
Éolien offshore 75 GW 70-90 Variable (vent) 12
Hydraulique 1 400 GW 35-70 Pilotable 10-24
Biomasse 155 GW 60-110 Pilotable 15-90
Géothermie 17 GW 50-100 Pilotable 4-50
Énergies marines < 1 GW 150-300 Variable à régulière 10-30

Avantages et limites des énergies renouvelables

Les EnR présentent plusieurs avantages structurels : ressource primaire gratuite, émissions de CO2 très faibles, fort potentiel d’industrialisation locale et de création d’emplois. Selon l’IRENA, le secteur des énergies renouvelables employait 16,2 millions de personnes dans le monde fin 2024, dont 7,1 millions rien que dans le solaire photovoltaïque. À cela s’ajoute l’indépendance énergétique vis-à-vis des importations de gaz, de pétrole et d’uranium.

Les principales limites sont l’intermittence du solaire et de l’éolien, l’occupation des sols (1 hectare pour environ 1 MWc de solaire au sol), l’usage de métaux critiques (cuivre, lithium, terres rares), et les impacts paysagers ou écologiques. Pour gérer l’intermittence, plusieurs solutions coexistent en 2026 : le stockage stationnaire (batteries lithium-ion, sodium-ion), les STEP hydrauliques, la production de chaleur stockable, l’hydrogène vert, et l’effacement de consommation piloté par les réseaux intelligents.

À retenir : les EnR variables (solaire, éolien) doivent être pensées dans un système, pas isolément : couplage avec du stockage, mix avec des sources pilotables (hydraulique, biomasse, géothermie, nucléaire) et flexibilité de la demande sont les trois piliers d’un réseau électrique 100 % décarboné.

La place des EnR en France et dans le monde en 2026

En France, selon le Bilan électrique RTE 2025, les énergies renouvelables ont couvert 27 % de la production électrique (hydraulique 11 %, éolien 9 %, solaire 5 %, bioénergies 2 %), pour un mix encore largement dominé par le nucléaire (65 %). La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) vise 40 % d’EnR dans la production électrique d’ici 2030, avec un objectif explicite de doubler la capacité solaire et de tripler l’éolien offshore.

À l’échelle mondiale, la trajectoire est encore plus marquée. Le tableau suivant compare les principaux pays et leur part d’EnR dans la production électrique en 2025 (source : Ember Climate et AIE) :

Pays / zone Part EnR électricité 2025 Première source EnR Objectif 2030
Norvège 98 % Hydraulique 99 %
Brésil 88 % Hydraulique 90 %
Allemagne 54 % Éolien 80 %
Royaume-Uni 48 % Éolien offshore 70 %
Chine 35 % Hydraulique + solaire 50 %
France 27 % Hydraulique 40 %
États-Unis 23 % Éolien 42 %
Monde 30 % Hydraulique ~50 %

Le contraste reflète la combinaison de plusieurs facteurs : géographie (la Norvège dispose de massifs hydrauliques considérables), choix politiques (l’Allemagne avec l’Energiewende), maturité industrielle (la Chine concentre 80 % de la fabrication mondiale de panneaux solaires) et structure historique du mix (la France a misé sur le nucléaire dans les années 1970). Pour aller plus loin sur les leviers à actionner, consultez notre dossier dédié à la solution pour le réchauffement climatique en 2026.

L’avenir des EnR : hydrogène vert et projets émergents

L’hydrogène vert est devenu en 2026 l’un des grands axes de la décarbonation industrielle. Produit par électrolyse de l’eau alimentée par de l’électricité renouvelable, il sert à la fois de vecteur de stockage (transformer un surplus d’éolien en gaz stockable) et de combustible décarboné pour l’industrie lourde (sidérurgie, chimie, raffinage) et les transports lourds (aviation, maritime, poids lourds). L’UE vise 10 millions de tonnes d’hydrogène vert produit sur son territoire en 2030, plus 10 millions importés.

Voici un panorama indicatif des coûts actualisés (LCOH, levelized cost of hydrogen) de l’hydrogène vert en 2026, comparés au gris (fossile) et au bleu (fossile + capture) :

Type d’hydrogène Source Coût 2026 (€/kg H2) Émissions CO2 (kg/kg H2)
Hydrogène gris Gaz naturel (vaporeformage) 1,5 – 2,5 9-12
Hydrogène bleu Gaz + capture CO2 (CCUS) 2,5 – 4 1-3
Hydrogène vert Électrolyse + EnR 3,5 – 6 < 1

D’autres projets émergents font progresser l’écosystème des EnR en 2026 : photovoltaïque flottant sur lacs et retenues, agrivoltaïsme couplant production agricole et solaire, éoliennes flottantes permettant d’installer des parcs en grande profondeur (Atlantique, Méditerranée), batteries sodium-ion et gravitaires pour le stockage, ou encore les réseaux intelligents alimentés par l’intelligence artificielle pour optimiser la consommation à la maille du quartier. Pour comprendre l’urgence d’accélérer ces investissements, consultez notre analyse sur le réchauffement climatique de 4 degrés et ses conséquences.

FAQ — Énergies renouvelables : 7 exemples concrets

Quels sont les 7 grands types d’énergies renouvelables ?

Les 7 grandes familles sont : solaire (photovoltaïque et thermique), éolien (terrestre et offshore), hydraulique (barrages, marémotrice, hydroliennes), biomasse (bois, biogaz, biocarburants), géothermie (basse et haute température), énergie marine (houlomotrice, ETM) et hydrogène vert produit à partir d’électricité décarbonée.

Quelle part les énergies renouvelables représentent-elles dans le monde en 2026 ?

Selon l’IRENA, les EnR couvrent environ 30 % de la production mondiale d’électricité en 2025, et l’AIE estime qu’elles approcheront 35 % en 2026. La Chine concentre à elle seule près de 50 % des nouvelles capacités installées chaque année.

L’énergie nucléaire est-elle considérée comme renouvelable ?

Non. Le nucléaire est une énergie bas-carbone (environ 6 g CO2/kWh selon l’ADEME) mais pas renouvelable, car il repose sur des ressources d’uranium finies. Il est cependant classé comme décarboné par le GIEC.

Quelle est l’énergie renouvelable la moins chère en 2026 ?

Le solaire photovoltaïque à grande échelle est devenu l’électricité la moins chère au monde, avec un LCOE compris entre 30 et 50 €/MWh, devant l’éolien terrestre (40 à 60 €/MWh).

Pourquoi parle-t-on d’intermittence pour les énergies renouvelables ?

Le solaire ne produit qu’en journée et l’éolien dépend du vent : leur production est dite variable ou intermittente. Cette caractéristique impose de coupler ces sources à du stockage (batteries, STEP, hydrogène) ou à un mix incluant des moyens pilotables.

Quels sont des exemples concrets d’installations EnR en France et dans le monde ?

Parmi les exemples emblématiques : Cestas (solaire France), Noor Ouarzazate (CSP Maroc), Hornsea (éolien offshore Royaume-Uni), Saint-Brieuc (éolien offshore France), La Rance (marémotrice France), Bouillante (géothermie Guadeloupe) et Soultz-sous-Forêts (EGS Alsace).

L’hydrogène vert est-il vraiment une énergie renouvelable ?

L’hydrogène vert est un vecteur énergétique, pas une source primaire. Il est produit par électrolyse alimentée par de l’électricité renouvelable, ce qui le rend décarboné et fait de lui un complément des EnR variables, notamment pour l’industrie lourde et les transports.

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Rédaction Climat.net — mis à jour le 27 mai 2026. Sources : GIEC AR6 (2022, mise à jour 2025), IRENA Renewable Capacity Statistics 2026, ADEME Bilan énergétique 2025, RTE Bilan électrique 2025, AIE World Energy Outlook 2025, Lazard LCOE 2025, Ember Climate Global Electricity Review 2026.